Gants moto homologués obligatoires : ce que dit la loi et l'amende encourue
Rouler sans gants homologués n'est pas juste une imprudence : c'est une infraction au code de la route depuis 2016, sanctionnée par une amende. Voici ce que la loi exige précisément, comment reconnaître des gants aux normes et ce qu'on risque en contrôle.
MO Ligne Moto · Départ 09:20 Depuis novembre 2016, porter des gants homologués n'est plus une simple recommandation de sécurité pour les motards et scootéristes : c'est une obligation inscrite dans le code de la route, au même titre que le casque. Conducteur comme passager doivent s'y plier, sous peine d'une amende en cas de contrôle.
Ce que dit précisément la loi
L'obligation s'applique à tout conducteur et à tout passager d'un deux ou trois-roues motorisé soumis à immatriculation : motos, scooters, et plus largement tous les véhicules relevant des permis A1, A2, A ou du BSR. Elle exige non pas de simples gants, mais des gants portant une homologation reconnue, matérialisée par un marquage CE cousu dans la couture. Un gant en cuir ou en textile qui protège dans les faits mais ne porte pas ce marquage ne satisfait pas légalement à l'obligation, même s'il ressemble à un équipement de moto classique.
Quelle amende en cas de contrôle sans gants homologués
Rouler sans gants homologués, ou avec des gants qui n'en portent pas le marquage, expose à une amende forfaitaire de 3e classe, soit 135 € en tarif normal, réduite en cas de paiement rapide et majorée en cas de retard. Contrairement à d'autres manquements liés à l'équipement du motard, cette infraction précise ne s'accompagne pas d'un retrait de points sur le permis de conduire : elle reste une sanction financière, mais bien réelle et appliquée lors des contrôles routiers, y compris pour de courts trajets urbains où beaucoup pensent, à tort, pouvoir s'en dispenser.
Comment reconnaître des gants réellement homologués
Le repère le plus fiable reste l'étiquette cousue à l'intérieur du gant, généralement dans la couture du poignet ou de la paume, qui mentionne le marquage CE suivi de la référence à la norme EN 13594. Cette étiquette est distincte de la simple étiquette de taille ou de composition du tissu : elle doit explicitement faire référence à un équipement de protection individuelle motocycliste. En magasin comme en ligne, un gant vendu sans mention claire de cette homologation doit alerter, quel que soit son prix ou sa marque.
- Étiquette CE cousue dans la couture, avec référence à la norme EN 13594
- Poignet suffisamment couvrant pour recouvrir le bas de la manche du blouson
- Renforts au niveau de la paume et des articulations
- Taille ajustée : un gant trop large ou trop serré protège moins efficacement en cas de chute
- Gants d'été comme d'hiver soumis à la même obligation d'homologation
Gants homologués vs gants non homologués
Gants homologués (marquage CE, norme EN 13594)
- Conformes à l'obligation légale
- Protection testée en résistance à l'abrasion et aux chocs
- Aucun risque d'amende en contrôle
- Souvent renforcés aux points d'impact les plus courants en chute
Gants non homologués
- Infraction constatable même s'ils semblent robustes
- Aucune garantie de résistance en cas de chute
- Amende forfaitaire de 3e classe en cas de contrôle
- Souvent des gants de mode ou de loisirs détournés de leur usage
Le choix d'une paire adaptée s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'équipement du motard, abordée dans notre article sur pourquoi choisir un gant moto homologué. Et pour les motards qui débutent, notre guide sur le permis moto A1 détaille les règles applicables à cette catégorie.
Erreurs fréquentes à éviter
- Penser qu'un gant à l'apparence robuste suffit sans vérifier le marquage CE
- Retirer ses gants pour de très courts trajets, pensant échapper au contrôle
- Acheter des gants d'été non homologués en pensant que l'obligation ne vaut que l'hiver
- Oublier de vérifier que le passager porte lui aussi des gants homologués
- Continuer à utiliser des gants homologués usés dont les coutures ou renforts sont abîmés
Questions fréquentes