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MO Départ 09:00· 20 août 2026· 7 min de lecture

Garer sa moto sur le trottoir : c'est autorisé ou pas ? L'amende encourue

Dans les grandes villes, voir des motos et scooters alignés sur un trottoir donne l'impression d'une tolérance générale. La réalité est plus nuancée : la règle dépend de la commune, de la configuration des lieux, et l'amende tombe vite quand la gêne pour les piétons est caractérisée.

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Contrairement à une idée largement répandue, le Code de la route ne réserve aucune autorisation générale de stationnement des deux-roues motorisés sur le trottoir. Ce qui ressemble à une tolérance dans certaines rues très fréquentées relève en réalité d'un arrêté municipal local, valable uniquement à l'endroit où il s'applique.

Le principe : le trottoir est réservé aux piétons

L'article R417-11 du Code de la route classe le trottoir parmi les emplacements où le stationnement d'un véhicule est gênant, sauf signalisation contraire. Une moto ou un scooter garé sur un trottoir, sans marquage ni panneau l'autorisant explicitement, est donc en infraction au même titre qu'une voiture. La différence de gabarit ne change rien au principe : le trottoir reste, par défaut, un espace piéton.

Pourquoi cette tolérance apparente dans certaines villes ?

Dans les centres-villes denses, où les places dédiées aux deux-roues manquent, une tolérance de fait s'est installée dans certaines rues, tant que le passage des piétons reste possible. Cette tolérance n'a aucune valeur juridique : elle dépend entièrement de la politique de verbalisation de la police municipale, qui peut changer du jour au lendemain, notamment après une plainte de riverain ou un accident impliquant une personne à mobilité réduite gênée par un stationnement sauvage.

Le critère qui fait vraiment la différence : la gêne pour les piétons

En pratique, la verbalisation cible surtout les stationnements qui réduisent le passage libre en dessous d'une largeur suffisante, notamment pour les poussettes, fauteuils roulants et personnes malvoyantes. Une moto garée en bordure de trottoir, sans empiéter sur le cheminement piéton et sans obstruer une entrée d'immeuble, un passage piéton ou une place réservée aux personnes handicapées, attire moins l'attention qu'un stationnement qui bloque totalement le passage.

SituationRisque de verbalisation
Trottoir large, moto en bordure, passage piéton dégagéFaible, mais reste illégal en l'absence de marquage
Trottoir étroit, passage réduit à moins d'1,40 mÉlevé
Devant une entrée d'immeuble ou un abaissé de trottoirTrès élevé
Sur un emplacement signalé « stationnement deux-roues »Nul, stationnement autorisé
Ce qui distingue un stationnement toléré d'un stationnement verbalisé

Le montant de l'amende

Le stationnement gênant sur trottoir est sanctionné par une amende forfaitaire de 4e classe, soit 135 € (majorée à 375 € si elle n'est pas réglée dans les délais, minorée à 90 € en paiement rapide). Ce montant s'applique que le véhicule soit une moto, un scooter ou une voiture : le Code de la route ne prévoit pas de barème réduit pour les deux-roues. Un enlèvement du véhicule par une fourrière reste possible si la gêne est jugée particulièrement importante, notamment devant une entrée d'immeuble ou un accès pompiers.

Les alternatives légales en ville

  • Les emplacements deux-roues signalés, souvent gratuits, disponibles dans la plupart des centres-villes
  • Une partie de la voirie en zone bleue ou payante, où la moto se gare comme une voiture avec disque ou horodateur selon la commune
  • Les parcs de stationnement souterrains, qui réservent fréquemment des places moto à tarif réduit
  • Le stationnement résidentiel, quand la commune propose un abonnement dédié aux deux-roues

Se renseigner sur le plan de stationnement de sa ville (souvent disponible sur le site de la mairie ou de la police municipale) évite bien des amendes. Un stationnement prolongé au même endroit expose aussi davantage au vol : de bons réflexes de sécurisation limitent ce risque, comme détaillé dans notre guide sur la moto volée et les démarches à suivre.

Trottoir non signalé contre emplacement dédié

Stationnement sur trottoir non signalé

  • Toujours en infraction, même si toléré localement
  • Amende de 135 € en cas de contrôle
  • Risque de mise en fourrière si gêne importante
  • Aucune garantie contre le vol ou la chute

Emplacement deux-roues signalé

  • Stationnement légal et sécurisé
  • Souvent gratuit ou à tarif préférentiel
  • Généralement plus dense en centre-ville que perçu
  • Réduit le risque d'amende et d'enlèvement

Questions fréquentes

Peut-on garer sa moto sur le trottoir si elle ne gêne personne ?
En l'absence de marquage ou de panneau l'autorisant, ce stationnement reste juridiquement une infraction, même sans gêne visible. Le risque de verbalisation dépend cependant fortement de la politique locale de contrôle.
L'amende est-elle la même pour une moto et pour un scooter ?
Oui, le Code de la route ne distingue pas selon le type de deux-roues motorisé : l'amende forfaitaire de 135 € s'applique dans les deux cas pour un stationnement gênant sur trottoir.
Comment savoir si une zone de stationnement moto existe près de chez soi ?
Le plan de stationnement de la ville, disponible sur le site de la mairie ou de la police municipale, recense généralement les emplacements deux-roues signalés, souvent plus nombreux qu'on ne le pense.
Peut-on se faire mettre en fourrière pour un stationnement sur trottoir ?
Oui, en cas de gêne caractérisée (devant une entrée d'immeuble, un accès pompiers ou un passage piéton), la mise en fourrière est possible en plus de l'amende.
Le stationnement à cheval entre trottoir et chaussée est-il plus risqué ?
Oui, cette configuration attire davantage l'attention des agents car elle réduit visiblement le passage piéton et empiète sur la circulation, ce qui augmente le risque de verbalisation.

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